solitude

La crise existentielle

Ce sens de la vie qui m’échappe

Question qui laisse place à tant d’autres. Parfois je ne veux même pas  les regarder par peur que ces questionnements me noient dans une tempête de doutes et d’incertitudes.

Face à toutes ces certitudes qui s’écroulent, certitudes sur lesquelles je m’appuyais et dont j’avais mis tant d’espoirs pour qu’elles me maintiennent debout.

Sur quoi m’appuyer ?

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Je ne peux pas tout contrôler, je peux être déçue… Oui, par la vie. Surtout quand mes espérances se heurtent à la réalité parfois cruelle.

Déceptions qui ont apportées d’énormes remises en questions et de doute et qui ont peu à peu laissé place à un pessimisme avec lequel j’ai cohabité et qui ne m’était pas familier.

Le néant, les peurs, les angoisses. Voilà des émotions que j’ai vécues malgré la spiritualité.

Cette certitude que la spiritualité était LE chemin qui remplirait enfin mon être où bonheur, frissons, intensité, plénitude ne laisseraient de place à rien d’autre.

Puis je me dois de regarder la réalité en face : La spiritualité ne rimait pas avec joie mais aussi avec solitude.

Que pouvais-je faire d’autre à part me résigner, accepter que le chemin que j’avais choisi comporte sa lourde part de claques ?

Etais-je vraiment consciente de ce que j’allais vivre ? De ce que cela impliquait vraiment ? C’est une chose d’imaginer mais ça en est une autre de le vivre dans son corps. J’avais cette sensation de m’être faite avoir. D’avoir signé pour un chemin de vie qui m’était trop lourd à porter.

D’avoir en moi ces mémoires qui se manifestaient  par le biais d’émotions que je voulais transcender mais qui, comme l’eau de la plus belle des rivières, peut conduire le plus solide des rochers à l’érosion.

Je passais des mois à chercher des solutions pour comprendre et cesser de souffrir de ce vide que les doutes avaient laissé comme une trace imperceptible à l’œil nu, renforçant ma solitude, mon anxiété généralisée et mes angoisses.

Les réseaux sociaux ne faisaient que d’amplifier ce trou béant en moi. Je voyais ces personnes enthousiastes, qui menaient une vie épanouie (en tout cas de ce qu’elles montraient). Toutes ces vidéos d’encouragements, de foi en la Vie ne faisaient que remuer cette lame plantée dans mon âme. 

Je cherchais désespérément de l’aide. Il y a bien quelqu’un sur cette planète qui comprendrait ce profond sentiment de vide que je pouvais ressentir.

En état de panique, j’engloutissais les vidéos YouTube de « maîtres spirituels », de personnalités qui étaient parties de rien et qui maintenant avaient tout ce qu’elles avaient désirées. Mais plus je regardais ces vidéos, ces témoignages, plus j’écoutais ces podcasts moins je me sentais bien. Car elles étaient arrivées là où je n’étais pas. Ou, peut-être, qu’elles ne vivaient pas les choses comme moi.

Ce moment présent si difficile à accepter, à vivre. Ce moment présent que je voulais fuir, loin tellement loin car c’est dans ce moment présent que je me sentais sombrer.

Me renfermant sur moi même, parlant a des amis qui me remontaient le moral mais une fois la conversation finie je me retrouvais en compagnie de ce vide existentiel, ce manque de sens qui a élu domicile dans mon être. Conversation dont j’appréhendais la fin car je savais ce qui m’attendais dès que j’aurai raccroché. Le néant.

M’isolant peu à peu de mon entourage car je ne voulais pas faire porter ce fardeau aux personnes que j’aime. Leur disant que ça n’allait pas fort mais que j’allais m’en sortir. La réalité est que je doutais même de cela. Les pensées qui me traversaient ne pouvaient pas être exprimées. Je n’aurais fait que d’inquiéter ces personnes que j’aime tant, leur transmettant malgré moi ce fardeau que je porte.

Je ne voulais pas les contaminer avec mes « mauvaises vibrations ». Je me devais de les protéger de ce virus.

Tel un malade contagieux, je préférais donc m’isoler du monde.

Persuadée que la responsabilité qui m’incombe est de trouver comment l’éradiquer.

La honte, la culpabilité, la tristesse, la déception d’avoir ces émotions en moi alors que mon entourage vit sa vie. Avec des hauts et des bas, oui, mais dont ce vide ne leur faisait pas écho.

Avec ce filtre, j’étais devenue imperméable à tout. Aux signes, aux conseils, à cette « foi » qui déplace les montagnes et qui transcende tout. Même regarder les étoiles, qui pourtant m’ont toujours émerveillées, était devenu insignifiant.

Epuisée de lutter, j’ai finit par accepter.

Accepter la peur, le doute, le vide, l’incertitude, l’absence totale de contrôle sur ma vie et sur mes émotions.

Car tel est mon chemin de Vie. Aller vers le lâcher prise, se détacher du côté rationnel et m’ouvrir à une Force qui dépasse mon mental. M’ouvrir à ce que je ne peux voir mais que je peux sentir.

Je m’éloigne de mon Nœud Sud en Vierge pour aller vers mon Nœud Nord en Poissons.

La tâche m’est d’autant plus difficile que mon Noeud Sud tombe en Maison IV (le foyer, les racines) pour aller vers mon Noeud Nord en Maison X (ma place dans ce monde).

Non, emprunter son chemin de Vie n’est pas une balade de santé où tout se déroule sans embûches. Loin de là. Mais, d’un autre côté, je ne pouvais pas aller contre moi-même. C’était plus fort que moi. J’étais attirée par l’immensité de l’Univers, de la Vie. Au plus profond de moi, cette voix me dit que je suis sur la bonne voie, que je ne me trompe pas. « Fais confiance », « tu n’es pas seule », « demande et tu recevras ».

C’est une tension interne, un combat qui se livre en moi entre rationalité et confiance en quelque chose de plus grand et d’impalpable. Entre ce que je peux quantifier, toucher, voir et ce que je ne peux que ressentir et expérimenter mais que je ne peux pas prouver.

Telle est ma Voie. Lâcher prise sur ce besoin viscéral de tout planifier, anticiper pour faire confiance en quelque chose qui me dépasse et qui est là avec moi sans jamais m’abandonner. Car tout comme une mère aimante soutient son enfant, l’Univers devient cette mère sur laquelle je peux m’appuyer.

1 réflexion sur “La crise existentielle”

  1. C’est vrai.Qui n’a pas une fois dans sa vie ressenti ce profond sentiment que la vie est absurde, que notre chemin est trop difficile et parfois pire : vide de sens. Et c’est vrai aussi que notre première réponse c’est d’aller se réfugier dans le Faire. Oui je vais faire ça ou ça pour quitter en vain ses angoisses.Mais ça ne marche pas. Alors de guerre lasse, on apprend le lâcher prise.On reprend pas à pas le chemin de la confiance dans l’univers. Accepter que Demain peut nous apporter du nouveau. Changer son regard. Accueillir les signes qui sont toujours là mais qu’on ne voyait pas avant. C’est certain la vie veut toujours aller de l’avant.La nature dans notre région nous le montre. Quand le feu à ravagé une forêt, déjà l’année après tout se remet à pousser et un nouveau paysage de dessine.Tout change et tout se transforme tout le temps.🙏M.

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